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Réflexion: hammam, le rituel du bain a bien changé

Le 8 février 2015, 14:24 dans Beauté 0

On y va plus facilement seul. On y passe moins de temps. On expédie le rituel. Si les Algériens fréquentent toujours autant les hammams, ils ne le font plus pour les mêmes raisons qu’autrefois. Profitez de la fin de l’hiver pour renouer avec les traditions.

 

«Si on remonte l’histoire, on se rend compte que le hammam a fait, de tout temps, partie de nos coutumes, depuis les thermes romains et grecs, les bains de Byzance… et avec l’avènement de l’Islam, la cérémonie est devenue primordiale. Mais aujourd’hui, la forme actuelle du hammam est plus fonctionnelle, le grand bassin central a été remplacé par des petits bassins individuels.» Fadila Selmi, historienne et chercheuse, a voyagé en Syrie, en Egypte, en Jordanie, en Grèce, en Turquie et bien sûr au Maghreb pour ses travaux de recherche autour… du hammam. Si la forme du hammam a changé, Fadila relève aussi que sa dimension sociale n’est plus tout à fait la même. «Autrefois, les femmes se rendaient toujours au bain avec une cousine ou une amie, parfois même en groupe. Le hammam augurait d’un espace de liberté qui permettait d’y discuter librement de sujets tabous, comme la sexualité, qu’elles ne pouvaient aborder chez elles. Mais aujourd’hui, on va au hammam pour se laver et sortir, ce n’est plus un lieu de rendez-vous.» Conséquence, peut-être, de l’interdiction d’y aller pendant les années de terrorisme. «Je me souviens que le hammam était branché sur la radio, car toute information pouvait être utile pour permettre la circulation des férues des vapeurs douces», raconte-t-elle. Conséquence, sans doute aussi, de notre emploi du temps de femmes de plus en plus actives. Pourtant, hiver comme été, le hammam est toujours autant fréquenté.

BLIDA

A la fois endroit intime et surtout de détente, le hammam est l’endroit où toutes les filles apprennent, encore aujourd’hui, secrets de beauté et secrets de famille. «Ma mère m’a transmis tous les rituels que ma grand-mère lui avait appris, des secrets de beauté, mais aussi des histoires de famille, qui se tissent autour de ce lieu et qui ne sont dites qu’entre les murs du hammam», précise Fadila Selmi. «Les femmes n’ont jamais coupé avec la tradition du hammam. J’ai vu des générations de jeunes filles défiler, revenir avec leurs filles», assure aussi hadja Saliha, la propriétaire de l’un des plus vieux hammam de Blida, qui appartenait à son père. «Il y a trente ans, ce hammam était exclusivement réservé aux hommes. Après la mort de mon père, j’ai repris les affaires, mais comme je ne pouvais pas gérer un hammam pour hommes, je l’ai dédié exclusivement aux femmes. J’y travaille tous les jours et je ne suis pas mécontente.» Dans notre quotidien plus stressant et plus pollué qu’autrefois, le hammam incarne aussi un lieu de réconfort, où la température élevée calme tensions musculaires et courbatures, permet d’éliminer les toxines, ramollit la peau. A Alger, vous trouverez, surtout en hiver, certains hammams qui dégagent des vapeurs d’eucalyptus ou de pin pour décongestionner les bronches. «Le hammam est un peu notre spa traditionnel.

KASSA

On s’y rend une fois par semaine dans le meilleur des cas pour de véritables soins beauté», raconte Nassima, jeune enseignante dans une école primaire. «Je payais 1500 DA chez l’esthéticienne pour une séance de vaporisateur du visage, ici je ne débourse que 100 DA et je sens beaucoup de bien-être !» Autre changement : l’équipement avec lequel nous partons au bain. «Le seau était un ustensile majeur dans le rituel du hammam puisqu’il contenait l’ensemble des produits traditionnels : le gant de crin (kassa) idéal pour le gommage corporel, le savon d’Alger ou ghassoul (sorte de pâte noire très épaisse et onctueuse faisant office de savon), l’huile d’amande douce parfumée parfois à la fleur d’oranger (zhar)», rappelle hadja Saliha. Seau qu’aujourd’hui, nous avons remplacé par la trousse de toilette. «Le vrai rituel commençait dès l’entrée au hammam. Il y a toujours une femme qui se chargeait des vêtements et des affaires des clientes, une autre au comptoir pour leur donner des produits qui leur manquaient, ajoute hadja Saliha qui a maintenu ces habitudes dans son hammam. Mon travail est de surveiller que tout ce beau monde soit bien traité, je ne manque pas de rappeler aux mamans que les garçons de plus de 6 ans ne sont pas autorisés à entrer au hammam !» Quant aux petits métiers, ils ont quasiment tous disparu, à l’exception de celui de la tayba (ou masseuse), chargée de masser et gommer à l’aide du gant de crin et de laver aussi les enfants.

ORANGES

«Tayaba» tire son origine de l’époque où les femmes étaient chargées de faire chauffer l’eau pour le servir aux clientes. Si la tayaba jouait un rôle majeur dans le rituel du hammam, elle faisait office d’espionne pour certaines familles. «Elle a toujours été respectée, car elle était au courrant de tout et beaucoup d’alliances se sont faites grâce à son sens de la communication», souligne Fadila Selmi. Nous gardons tous des images du hammam, de l’odeur d’oranges fraîches après le bain ou de la musique de Fadila Dziria en fond, un partage unique que Tahar Ben Jelloun a décrit avec nostalgie dans Amours sorcières «Le hammam me manque. Davantage qu’une nostalgie d’enfance, ces années enrobées de vapeur et d’images floues, ce temps où l’innocence nous permettait d’accompagner nos mères dans ces lieux d’intimité équivoque...»

Des reflets henné pour cheveux foncés sans coloration DIY*

Le 7 février 2015, 17:43 dans Beauté 0

Une fois par semaine je vous proposerai un DIY de mon invention ou que j’ai sauvegardé et testé. Mes cheveux sont longs et bruns, leur entretien nécessite beaucoup de patience !

Après quelques colorations dans des tons chocolatés, je suis revenue à une astuce que m’avait apprise ma mère il y a quelques années. Aujourd’hui, revisitée pour mes besoins. 

Prenez une marmite et faites-y bouillir trois litres d’eau en incorporant cinq cuillères à soupe de thé séché (évitez les sachets de thé Lipton and Cie). Je parle des feuilles séchées de thé (noir ou vert) que l’on trouve dans le marché, sous forme de petites boites ou sacs en papier.

Laissez bouillir la préparation pendant sept minutes, puis ajoutez une bonne cuillère à soupe de henné et touillez pour que la poudre se dilue totalement pendant trois minutes. Déposez la marmite et laisser refroidir un peu. Puis passez le liquide dans une passoire fine pour récupérer les feuilles de thé.  

 Mon astuce

Après un bon bain ou une bonne douche, remplissez «la soupe sacrée» dans une bouteille en plastique et rincez-vous les cheveux avec le liquide coloré. Attention vous allez sacrifier une serviette. Brossez vous la crinière avec un peigne et faites vous un brushing maison…et voilà vos reflets naturels et sans coloration! Le coté soyeux, c'est ma petite surprise ;) 

 

 

Mon secret pour une peau douce, vraiment douce !

Le 7 février 2015, 15:35 dans Beauté 6

Sincèrement, j'ai essayé une vingtaine de gommages en dix ans! J'ai presque failli supprimer ma peau à force de gommer...gommer…gommer. Je suis comme toutes les femmes souffrant de problèmes de peau liés au : stress, malbouffe, pollution...et produits inadaptés.

Il y a plus de deux ans, j'ai découvert un produit sans faille (oui, vraiment!) dans un SPA algérois "BULLE D'O" .  Après le hammam aux vapeurs, un rituel que je connais depuis mon enfance, l'esthéticienne me propose . J'ai hésité, les textures qui collent trop à la peau c'est moyen...Finalement j’ai accepté, les gestes étaient ciblés, comme un modelage et un peu plus accentués sur certaines parties du corps. Les mouvements circulaires agissent sur la ciculation sanguine et favorisent la pénétration des propriétés nourrissantes et régénérantes, Ô oui! 

Remarquant mon état de détente  absolu (un fait rare !!) la professionnelle m’invite à compléter le rituel sur le visage pour éliminer l’excès de sébum, resserrer les pores dilatés et illuminer le teint…Généralement je panique !!! Je ne mets pas n’importe quoi sur le visage.

L’odeur du miel l’a emporté, un gommage doux, crépitant sur les joues, sucré sur les lèvres…Profitant qu’elle me retire l’excédant, j’ai tout de suite touché ma peau, mon nez, mes joues…lisses ! Que dis-je une vraie piste de glisse pour mon fond de teint hahaha ! C’est bon, je peux enfin prétendre à une peau porcelaine d’une Forrester et postuler pour « Amour, Gloire et Beauté »…

Bien sûr le gommage ne s’applique pas seulement en institut, la marque a pensé à des petits formats pour égayer notre salle de bain et faire plaisir à notre porte-monnaie. J’ai passé tout un été avec le même produit.  

Mon astuce 

Aujourd’hui, j’applique le gommage une fois par semaine pour le visage, et deux fois par mois pour le corps. Pour éliminer les résidus finement moulus de la pierre d’alun j’imbibe un coton disque , qui est aussi un démaquillant et un nettoyant tonique, sur le visage et le cou. Et hop…J’ai le total look d’une jeune femme revigorée !  

  

 

 

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